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A la demande de quelques conseillers municipaux, une réunion d’information sur le compteur Linky était organisée dernièrement à la salle des fêtes. Une vingtaine de personnes de Savignac, La Rouquette et Villefranche s’était déplacée. Trois intervenants ont développé sur les risques associés à ces compteurs communicants et tenté de clarifier les doutes que chaque citoyen, avec raison, se pose. Régis Gauguier, président de l’association « Serènes sereines » a rappelé le contexte dans lequel se situe ce compteur. Loïc Santiago, du collectif du Vallon, en lien avec l’association « Robin des toits », a longuement parlé des risques associés au déploiement du nouveau compteur CPL (courant porteur en ligne). Compteurs, concentrateurs, émetteurs, tout un appareillage qui génère des champs électromagnétiques. Les radiofréquences. Même reconnues, ces émissions d’ondes sont minimisées par Enedis qui justifie le bien fondé de son compteur par le mieux consommer, identifier les erreurs de consommation ou encore détecter les éventuels problèmes sur des équipements électriques. Qu’en est-il de tout ça ? Là où le bas blesse, c’est la rapidité que met Enedis à vouloir équiper, parfois de force, les consommateurs. Rumeurs et doutes ne sont pas prêts d’être levés. On peut aussi imaginer une opération commerciale pour transformer ERDF en nouveau « Big data ». Une banque de données des objets connectés que chacun possède chez soi et qui tous transitent par ce compteur « intelligent ». Pourquoi Enedis refuse de rencontrer les associations qui sont contre ou mettent le citoyen en alerte ? Quid des ondes ? Des réponses précises à des questions précises  lèveraient sûrement le doute et la méfiance des utilisateurs. De son côté, Vincent Dufour, conseiller municipal de Monteils, a témoigné sur une délibération de son conseil municipal émettant des réserves par rapport à Linky.
« Ne risque-t-on pas plus à ne rien faire que de faire quelque chose ? » concluait Loïc Santiago après les nombreuses questions-réponses qui n’ont pas manquées de surgir. A Savignac, le déploiement est annoncé pour le premier semestre 2019.